Que des enfants soient élevés par "un papa, une maman", un ou deux papas, une ou deux mamans, des poneys ou par des ratons laveurs, je ne suis pas en mesure de dire ce qui est absolument et spécifiquement nécessaire pour en faire des individus épanouis et équilibrés. En revanche, que des gens veulent à tout prix avoir des enfants par tous les moyens possibles (PMA, GPA, GTA, PMU...), ça me chagrine. Le but ici n'est visiblement pas de faire perdurer l'espèce humaine (sinon, je sais pas, t'accueille des migrants mal barrés dans la vie par exemple), mais bien de posséder des humains à toi. C'est pas très humble tout ça (et l'humilité, c'est mon nouveau dada... oui, ce soir j'ai décidé d'évoluer dans un champs lexical équin).

Et ce n'est pas qu'une question de liberté. Parce que si évidement je suis le premier à dire que chacun fait ce qu'il veut, il n'en demeure pas moins que la liberté d'avoir un enfant entre en conflit avec un autre paramètre au poids absolument énorme: prendre la responsabilité de porter à la vie une personne à qui il sera ensuite demandé de s'adapter à tout ce que l'existence mettra sur son chemin (les règles, la faim, l'amour, les "valeurs", Pierre Gataz... Et si tu ne d'adaptes pas, t'es un assisté... C'est MAL!). Donc il ne s'agit là déjà plus d'une simple question de liberté individuelle puisqu'un autre être vivant est dans l'équation. Hop, dès qu'il y a deux personnes, on ne parle plus de liberté mais de compromis, c'est non-négociable intellectuellement (non non, je vous jure, n'essayez pas de négocier).
Alors ok, c'est comme ça depuis le début de l'humanité mais 1/ ce n'est pas une raison pour ne pas soulever la question (que personne ne soulève à part moi, d'ailleurs... mais est-ce surprenant?), et 2/ le fait que des gens qui a priori ne peuvent pas avoir d'enfants réclament le droit d'en avoir soulève en soi une interrogation philosophique. La vie des humains, ce n'est pas du droit.