Vous le savez, selon moi les "injonctions" socio-culturelles émises par la masse n'ont de réalité que dans la mesure où les gens les reçoivent comme telles (je parle bien des "injonctions" non écrites, pas des préceptes religieux soutenus par un arsenal coercitif ayant parfois valeur de loi). Je veux dire, il suffit de les ignorer pour qu'elles cessent d'exister.
Par exemple moi je pourrais considérer qu'il existe une injonction qui incite fortement à se dire qu'il ne faut pas être amoureux de quelqu'un qui n'est pas libre parce que la relation ne pourrait -en quelque sorte- rien produire. Je le "pourrais", parce que je suis capable de sortir de mon corps et de me regarder vivre, c'est une de mes particularités. Mais moi, je m'en fous. Il se trouve que la femme que j'aime (le plus) est mariée. Mais le fait qu'elle soit mariée ne change rien à ce que je vois en elle, et qui me conduit à l'aimer (même si -d'ailleurs- ce n'est pas très très net et que ça relève surtout du jaillissement). Je l'aime pour elle, pas pour construire je ne sais quoi. Ça n'a pas à être rentable, ou efficace. C'est un individu exceptionnel pour moi, et c'est ça qui m'anime.

Et c'est pareil pour tout. Les gens qui pleurnichent parce qu'ils ressentent une pression à être comme ceci ou cela, c'est une blague. Encore une fois, sauf présence -même seulement résiduelle- de l'Etat Islamique dans le voisinage, bien sûr.

no married womenEt puis de toute façon, je suis François. Vous ne croiserez jamais personne comme moi.