On peut trouver que j'exagère, que je me trompe ou que j'oublie des paramètres au moment d'émettre un avis (même si personne ne le dit jamais), mais il y a une chose qu'on ne peut pas me reprocher, c'est de voir cet avis être biaisé par un aveuglement qui serait le miens dans un domaine x ou y. Et si jamais cet avis est bel et bien biaisé, je le sais moi-même. Par exemple, les dictateurs africains, que je n'arrive pas vraiment à détester du moment qu'ils ont une tête sympa. Parce que c'est des noirs. Et moi, j'aime les noirs. Et tout le monde le sait.

Le meilleur exemple de ma parfaite impartialité et totale justesse de jugement, c'est Stephen Curry. J'adore Stephen Curry, je ne jure que par lui depuis deux/trois ans, j'ai son maillot accroché dans mon salon, et pourtant lui et son équipe sont archi-favoris contre mon équipe préférée depuis 25 ans (Portland) qu'ils s'apprêtent à rencontrer (et donc à probablement éliminer) un premier tour des Playoffs NBA à partir de demain. Et moi, qu'est ce que je fais? Et bien je reste calme. J'analyse les forces en présence, et je me prépare à apprécier le spectacle (car spectacle il y aura) comme un gentleman.

Pareil avec mon être vivant préféré. Déjà, la formulation: préféré. C'est assez pondéré comme appréciation, c'est par rapport à d'autres, et pas absolu. Et puis j'ai pas dit parfait et insurpassable. Je l'ai dit...? Bon... mais je l'ai pas dit fort. Et puis je suis capable de voir des défauts. Je n'en parlerai pas ici, ce n'est pas le sujet, mais je suis capable.

Enfin, ma bite. On pourrait croire qu'avec une telle pièce à ma disposition ma vie toute entière serait articulée autour, m'empêchant d'apprécier les plaisirs simples d'un coucher de soleil ou d'une tasse de thé accompagnée d'un biscuit si ceux-ci n'étaient couplés à de glorieux et frénétiques coïts. Il n'en est rien! J'ai à ce jour à mon actif bien plus de couchers de soleil et de tasses de thé avec biscuits (secs) que d'épisodes d'usage effectif de ma bite (et je n'ai jamais été un grand buveur de thé). Non, ma bite, quand la situation l'impose, je me la colle derrière l'oreille comme il se doit. Et je vois la vie telle qu'elle s'offre à moi. Sans biais aucun.

dick behind the earJe me souviens de ce soir là. Excellent thé.