La Planche Qui Grince

21 octobre 2018

Jack one off for Peace & Progress

Je m'étonne qu'on n'ait jamais trouvé une application technologique et industrielle au sperme (en dehors de l'"industrie" de porno" et de celle de la reproduction, évidemment). Pour ses caractéristiques mécaniques et physiques.
D'une viscosité assez unique, présentant des qualités de fluidité et d'adhésion quasiment contradictoires et donc de grande valeur (a.k.a. ça coule, mais ça colle), je suis persuadé qu'un ou deux ingénieurs un peu courageux qui se seraient donnés un minimum de peine auraient trouvé un moyen d'utiliser la substance dans les moteurs de fusées, par exemple. Ou dans le domaine agro-alimentaire en remplacement de la gélatine de porc, ou en complément alimentaire pour la lutte contre la malnutrition. Ou dans la cosmétique, que sais-je.


Sans compter qu'au delà de l'intérêt technologique et écologique du truc, cela aurait créé un débouché énorme pour tous les branleurs de la Terre! On aurait très bien pu imaginer des usines remplies de mecs s'astiquant le zgeg toute la journée en cadence. Pour la science. Pour le progrès. Pour le bien de l'humanité. Pour la paix dans le monde bordel!

Et à défaut de faire monter les meufs au septième ciel avec ta bite, tu aurais au moins eu la satisfaction de savoir que le premier homme à marcher sur Mars, bah c'était un peu grâce à toi.

Bref, on y viendra tôt ou tard. Trop d'énergie et de passion gaspillées. On est une start-up nation ou quoi?!

the jizz companyPowered by The Jizz Company.

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18 octobre 2018

Porn & drugs administration

Les gens qui invoquent le "risque que les enfants y soient exposés" (et donc -sous entendu- "tournent mal") pour s'opposer à des trucs comme la drogue ou la pornographie, en général je n'écoute pas leurs arguments. Parce que pour moi, vous le savez, les parents sont responsables de tout dès lors qu'ils choisissent d'avoir un enfant (de leur progéniture, jusqu'au réchauffement climatique, en passant par les régimes politiques, les religions et la situation dans les prisons... oui oui). Donc que ces gens pensent à la portée de leurs actes (à eux), qu'ils s'occupent de leurs gosses, qu'ils n'attendent rien de personne (à part de leurs propres parents), et qu'ils laissent la drogue et la pornographie en dehors de ça!

Après, on a le droit de discuter de la drogue et de la pornographie hein. Il n'y a évidemment pas de sujets interdits. Est-il raisonnable de coupler whisky et cocaïne? Comment améliorer -tant du point de vue narratif que du point de vue du cadrage et de l'éclairage- les scènes dans lesquelles le "step-daddy" se tape sa "step-daughter"? (eh, tout ça est "step", il y a le droit). Quelle drogue utiliser pour rester opérationnel lors d'une longue journée de tournage (et alors qu'on nous avait présenté l'affaire comme étant la réalisation d'une publicité "avant-gardiste" pour de la lessive)? Autant des questions tout à fait légitimes qu'on peut soulever sans avoir à se demander si c'est bon ou pas pour les enfants.

porn and drugsAh... On me chuchote à l'instant à l'oreille qu'il y a plein de gens totalement irresponsables et incapables d'éléver d'autres êtres humains qui décident pourtant d'avoir des enfants... Et que donc en fait tout le monde doit subir leurs conneries... Mais que faut pas trop le dire parce que c'est pas bien de stigmatiser les gens. Et que donc les règles, les lois, les interdictions... Tant pis pour tout le monde.

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16 octobre 2018

How it works

La chose à laquelle je suis le plus attentif lorsque j'écris tout ce que j'écris, c'est de ne pas tomber simplement dans ce qu'on a tendance à appeler ces temps-ci le "décomplexé". Comme la droite "décomplexée", vous voyez. Car le plus souvent, qualifier de "décomplexé" un discours, c'est juste essayer de faire passer des idées de merde pour des idées tout aussi intelligentes que des idées effectivement intelligentes. Et les gens qui revendiquent de tenir de tels discours, au-delà de simplement revendiquer le droit de dire ce qu'ils pensent (et ce qu'ils veulent), entendent également faire valoir la valeur (... mouais) de leurs propos. Genre, Einstein il a dit qu'il faut envisager l'espace et le temps comme une sorte de matrice "espace-temps"? Et bah moi je dis que les migrants, bon, bah... Ils ont droit à tout hein. Et avec nos impôts! Et ça vaut bien ce que dit ce Einstein.

Alors évidemment, moi je ne suis pas raciste et je ne suis pas stupide. Donc je ne tiens pas ce genre de propos. Mais je passe tout de même toutes mes idées à travers ce filtre de "non-décomplexion". Il ne faut pas que je me dise simplement "ouais, j'ai le droit, je les emmerde tous". Il faut qu'il y ait un truc qui soit spécifique à moi. Par exemple, si je parle sexe, ce n'est intéressant (et drôle) que si je développe une réflexion via mon regard et mon statut de mec qui ne baise pas. Conséquence: je suis loin d'écrire tout ce qui me passe par la tête! Et même quand je me mets tout nu, je cherche un angle.

Ma démarche n'est donc pas de prendre le droit de raconter ce que je veux en demandant à ce que l'on considère cela comme particulièrement noble. Parce qu'en fait, je ne demande rien à personne.
Je crois que mon véritable moteur c'est de faire en sorte de ne pas prendre mon existence au sérieux, et d'essayer de montrer que cela n'a pas de conséquences graves. Et ce faisant il m'arrive de m'attaquer à la natalité, au "mérite", aux gens qui font leurs courses et aux macarons. Mais quelque part ce ne sont que des victimes collatérales virtuelles de mon projet de vie. No biggie.

how it works

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14 octobre 2018

Lou's Favourite

L'autre jour quelqu'un s'étonnait que je sois capable de désigner mon "album préféré" (Only Built 4 Cuban Linx de Raekwon) tant cela lui semblait impossible pour lui. Mais en fait, moi je marche beaucoup au "truc préféré" dans tout un tas de domaines.

Ainsi, j'ai également
une distillerie préférée (Pulteney)
un être vivant préféré (VSP)
une équipe de basket préférée (Portland Trail Blazers)
une actrice porno préférée (Monica Sweetheart)
un fromage préféré (Abondance)
une partie de mon corps préférée n'étant ni ma bite ni mes dents (le dessus de mes mains)
une vidéo sur Youtube préférée ("Way Back Home"- Danny MacAskill)
un endroit du monde préféré (Écosse)
un véhicule motorisé préféré (le mien)
une couleur de peau préférée chez un homme (noir)
un aspect physique préféré chez un homme blanc (le chevelu-barbu... R.I.P. mes cheveux)
un aspect physique préféré chez une femme (toute nue)

En revanche, pour des raisons diverses, il est vrai que je suis indécis concernant ma bière préférée (trop de choix), mon joueur de basket préféré (variable selon les époques), mon rappeur préféré (variable selon les époques) et surtout ma pratique sexuelle préférée (trop peu de choix).

lou's favourite

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12 octobre 2018

Scotland promises

Des fois, dans des conversations de tous les jours, je me sens comme un homosexuel (non reconnu et/ou déclaré comme tel publiquement) à une kermesse de la Manif Pour Tous. On me parle de trucs, je dis oui-oui de la tête timidement, ou je ne dis rien, et j'attends que ça passe. Parce que j'estime que ce n'est ni le moment ni l'endroit pour dire vraiment ce que je pense (à savoir que le devenir de l'espèce humaine ne me fait désormais ni chaud ni froid). Les attaques contre les libertés, le populisme, le réchauffement climatique, ouais, c'est vrai que c'est pas cool. Mais c'est le résultat de ce que font les gens. Depuis toujours. Et je n'y peux rien. Je fais juste en sorte (bien aidé par les femmes) de ne pas infliger ça à qui que ce soit.

Mais il se trouve qu'aux yeux de certains je suis un mec "concerné", et donc un mec sensible aux questions et problèmes sus-cités. Ce qui est vrai à la base. Il faut le reconnaître, je ne suis pas un de ces cons de rebelles en freelance. Mes réflexions et mon cheminement personnel m'ont juste mené à des conclusions dépassant la recherche de solutions. Et ça, tout le monde ne le sait évidemment pas.

Et je ne vous parle pas des gens qui me parlent "carrière" ou "projet professionnel"... Please. Moi qui regarde les annonces immobilières sur l'ile de Skye pour ma relocalisation à la retraite de dans 25 ans (sauf survenue d'ici là d'une grosse somme d'argent accélérant la migration vers le nord).

Scotland promisesNo questions asked. Sheeps are my homies.

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03 octobre 2018

Notre pote

Mon pote -notre pote- Coco, Corentin, est décédé lundi. A 29 ans. C'était pas prévu. C'est nul.

Le mec était drôle. Le mec aimait les blagues foireuses. Le mec était un branleur. Littéralement. Le mec s'amusait, tout en le reconnaissant lui-même, de mon "statut" de vieux sage lors de conversations un peu enflammées. Le mec s'intéressait depuis pas si longtemps que ça à la NBA. Le mec aimait le cinéma, le jambon et la bière. Le mec comparait avec moi la vitesse à laquelle on buvait nos premières pintes en soirée. Le mec avait pris une cuite énorme (et avait eu des conversations dans un anglais à la qualité discutable) la veille d'un vol transatlantique à New York en 2010 et l'avait trimballé avec lui tout le trajet. Le mec disait "mais pas du tout" (et ses variantes) sur un ton mi-indigné mi-moqueur qui n'appartenait qu'à lui.

Franchement, se dire qu'il ne verra rien de ce qu'on verra tous à partir de maintenant, ça parait incroyable.

On ne l'oubliera jamais

Fuck putain.

DSC00126Le mec m'avait envoyé par La Poste ce paquet de feuilles signé par le rappeur Fashawn qu'il avait vu en concert, en se disant "ouais, François il est fan depuis plus longtemps que moi, c'est mieux que ce soit lui qui l'aie".

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28 septembre 2018

It's on me

Je suis célibataire. Et je sais, c'est de ma faute.
Cependant, ce que je n'arrive pas à déterminer, c'est si les femmes sont avant tout intimidées par la puissance de mon cerveau ou par la taille de ma bite.

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24 septembre 2018

PC police & verbal abusers

La question de savoir si "de nos jours on ne peut plus rien dire" -ou pas- m'intéresse. Et elle m'intéresse d'autant plus qu'il est bien difficile d'y répondre par oui ou non. Pour faire le malin, j'ai tendance à dire -comme Blanche Gardin- que les choses qui ne se disent ou ne se font pas, il suffit de les dire ou de les faire pour prouver qu'en fait ça se dit ou ça se fait tout à fait. Et dans l'absolu c'est exact. Mais cela ne constitue pas vraiment une lecture objective et complète de la situation actuelle concernant la liberté des uns et des autres à pouvoir exprimer ce qui leur passe par la tête.

Par rapport à "avant" (qu'on situera entre 1970 et la généralisation d'internet), qu'est-ce qui a changé? 1/ l'info circule immédiatement partout, 2/ tout le monde peut "réagir" plus ou moins publiquement et 3/ de plus en plus de personnes considèrent que leur "sensibilité" a une légitimité politique. Ainsi, un propos un peu foireux prononcé par la mauvaise personne au mauvais moment, et c'est la polémique. Mais justement, il y a tout de même des conditions préalables nécessaires à l'éclatement de cette polémique: il faut être un minimum connu ou représenter une certaine autorité dans un domaine ou un autre, et/ou il faut qu'on puisse penser que ce qui est dit traduit vraiment le fond de la pensée de la personne concernée.
Moi par exemple, je peux vraiment dire ce que je veux. D'une part parce que je ne suis pas connu, et d'autre part parce que je me suis construit une position sociale suffisamment détachée des contraintes et des attentes habituelles qui fait que personne ne me prend trop au sérieux (ou au contraire que les gens voient la sagesse et la clairvoyance dans mes propos).

Alors oui, parfois c'est n'importe quoi. Parfois un propos juste maladroit est transformé en "dérapage inacceptable". Ok. Et d'une manière générale, ce que disent les uns et les autres constitue souvent le coeur de l'actualité du moment et représente un intérêt plus que limité. Mais les mecs qui ont le plus de problèmes avec leurs propos sont aussi ceux qui disent le plus de conneries (le tout dans une démarche visant à convaincre les autres qu'ils ont raison). Moi je les autorise complètement à raconter de la merde hein. Mais on ne peut pas imaginer que tout le monde en fasse autant.

Donc dans tout ça, les responsabilités sont partagées. Des gens avec des sensibilités de fillettes qui pensent que le monde doit s'organiser autour d'eux pour ne pas les "blesser", et d'autres part d'autres gens agressifs et belliqueux cherchant eux-aussi à imposer leurs points de vue. Et au milieu, diverses victimes collatérales un peu prises par surprise dans le bordel (des sportifs, des jeunes ayant changé d'avis...). Mais aussi plein d'autres individus qui disent ce qu'ils veulent parce que tout le monde s'en fout ou parce que leur raisonnement est parfait et inattaquable (des humoristes, des philosophes... non, pas Alain Finkielkraut).

Tout ceci ne prenant bien évidemment pas en compte l'éventualité "terroriste de Daesh". Ça c'est encore une autre dynamique.

la belle époqueLa belle époque.

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16 septembre 2018

Un moment clé

Cette période de rentrée 2018 marque les 25 ans de mon basculement musical de The Cure vers le rap (pour faire simple).
Mais aussi les 25 ans de la dernière fois où une fille a semblé plus ou moins manifester une éventuelle envie de peut-être sortir avec moi (restons prudent dans les termes, il ne s'agirait pas de créer la confusion dans les esprits).

Et dans 25 ans, je serai à quelques jours de la retraite!

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14 septembre 2018

Premiers écologistes du monde

Les gens qui se demandent ce qu'ils pourraient faire pour préserver l'environnement et ainsi assurer des conditions de vie à peu près correctes pour leurs enfants se posent la question trop tard. Parce que le meilleur moyen d'assurer l'avenir était précisément de ne pas en avoir, des enfants! Le coût carbone d'un humain, c'est une horreur. C'est bien pire que celui d'un 4x4. Et il ne fallait pas s'inquièter pour la préservation de l'espèce: des enfants, il y aurait eu quoi qu'il en soit plein d'autres individus pour en faire par accident (notamment des Africains pauvres).
Sauf que les gens veulent des enfants à eux. Je ne sais pas pourquoi, but it is what it is. En fait si, évidemment que je sais pourquoi: c'est pour avoir le sentiment d'avoir construit un truc au cours de sa vie et d'avoir servi à quelque chose. Ce qui n'est qu'une illusion, mais ce qui n'est pas très grave non plus, je vous l'accorde...
Bon, sauf pour le mec qui n'a pas demandé à naître, of course.
Et sauf si on cherche à rendre les autres responsables de ce qui arrive alors qu'on est bien entendu responsable de tout comme tout le monde.


Et d'ailleurs, à l'avenir, si il y a bien des gens qui devraient être autorisés à rouler dans des grosses bagnoles en mangeant des steaks partout où ça leur chante, ce sont les gens n'ayant pas d'enfants! C'est nous les plus grands écologistes. Loin devant les chasseurs!

sans enfants sur terreMonde sans enfants.

avec enfants sur TerreMonde avec enfants.

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