La Planche Qui Grince

15 avril 2019

Never been that old before

Je me sens particulièrement vieux pour mon âge. Ol' Dirty Lou, for sure. Alors, étant donné que c'est la première fois que j'ai cet âge là, je ne sais pas si c'est normal ou pas. Mais ce que je peux dire c'est que je n'ai pas le souvenir d'avoir beaucoup entendu des gens de 41 ans insister sur leur sentiment d'être vieux. A part les sportifs de haut niveau aux genoux en carton, bien entendu.
C'est une vieillesse en partie physique (une courbature ici, un "point" là, le tout disparaissant comme c'est venu...), mais aussi mentale. Je n'ai pas l'impression d'avoir le cerveau usé, mais en revanche je suis conscient de la masse de travail qu'il a accompli. Et ce qui me fait dire ça, c'est ma manière de ne plus être surpris par rien. Quand une info exclusive tombe, ma réaction est toujours "bah oui, évidemment". Je ne connais pas le scandale ou la désillusion. Quant à mon enthousiasme, il est au quotidien en grande partie indexé sur l'adresse à (très) longue distance de Steph Curry et de Dame Lillard.

Alors, le bon côté de tout ça, c'est que j'ai encore plus envie de tout tourner en dérision, et en premier lieu moi-même et tout ce dans quoi je suis impliqué ("impliqué"... c'est une formule). Je n'étais déjà pas très très porté sur la représentation et la "posture missionnaire" (rien à voir avec la position du missionnaire, sur laquelle je ne suis pas très porté non-plus, c'est vrai aussi...), mais alors maintenant c'est encore pire. Quand je réfléchis à la vie et au récit que je veux en faire, je cherche avant tout à m'y placer d'une façon loufoque et burlesque. C'est le premier angle d'attaque (étant entendu que les travers de l'humanité ont tous déjà été abordés et intégrés au corps du discours). Et je sais que je suis loin d'avoir atteint mon maximum en la matière. A titre de comparaison, en matière d'auto-dérision je me sens dans le même état d'esprit de type "tout fou" et "on n'a encore rien vu et le meilleur est à venir" que celui dans lequel j'étais vers 2004-2005 en matière de musique (avant The Underground Railroad). Tout en ne sachant absolument pas comment cela va s'exprimer. Ce qui est un petit peu vertigineux: être convaincu que tu vas faire des trucs, sans savoir comment tu vas les faire, c'est assez spécial comme sentiment. Comme la mort, en fait.

Ol dirty louCeci étant dit, il est évident que je vais quand même doubler tout le monde. Dont des plus jeunes, et ceux qui ne se sentent pas vieux.

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10 avril 2019

Joe-Joe la bafouille

Je suis assez intuitif, et dans le même temps très très peu spontané. Je pense ressentir pas mal les choses dans divers domaines, mais avant d'y apporter une réponse je retournai et reformulerai le problème un nombre incalculable de fois dans mon cerveau. Parce qu'au delà de vouloir apporter une réponse, je veux surtout que ce soit vrai. D'où -d'ailleurs- la fameuse expression "si je le dis, c'est que c'est vrai" qui finira probablement inscrite sur ma pierre tombale. Parce que déjà que je ne sers à rien (comme vous tous... pas de méprise), il ne s'agirait pas en plus que je m'agite en racontant de la merde et soit reconnu pour ça.
Et même quand je dis un truc vrai, au moment de le dire je suis encore en train de reformulé, et donc je bafouille, et donc ça peut ne pas être clair. Alors que c'est VRAI! De l'extérieur ça peut ressembler aux symptomes de la timidité, mais je suis convaincu que ça n'en est pas à proprement parler.


Certains penseront peut-être que parfois je raconte des conneries, mais soyez assurés que ce sont des conneries passées au filtre de mon exigence (remember, je suis un fou-fou rigoureux). Il m'arrive d'ailleurs régulièrement de supprimer des trucs que je viens d'écrire -en espérant que personne n'a eu le temps de les lire- parce que j'estime que c'est faible par rapport à ce dont je suis capable. Mais puisque mon domaine d'expertise n'a rien d'académique, il faut toujours inventer en terme de création -j'ai certes quelques formules- et d'évaluation qui va avec (il n'y a pas de grille préétablie qui faciliterait le tri). Où l'on revient un peu à l'intuition.
Sachant que je n'essaie pas non-plus de "faire comme". Même si parfois il y a des trucs qui ressemblent au Gorafi, il faut qu'il y ait la marque François Cann. C'est en premier lieu important pour moi (j'ai un nombre minuscule d'individus intéressés par ce que je raconte), dans un second mouvement j'ai dans un coin de ma tête le fait de savoir que mon être vivant préféré lira ce que j'écris (et c'est quelqu'un à qui je reconnais la capacité de penser à des trucs auxquels je n'ai pas pensé... et ça me plaît, même si ça m'énerve), et enfin je sais quelles références raisonneront de telle ou telle manière auprès d'untel ou unetelle. Et parfois il y a des surprises! Qui réagit à une blague sur les Nazis alors que lui était plutôt ciblé "NBA", qui applaudit la survenue de ma bite au détour d'un post alors qu'il ou elle faisait plutôt partie de mon lectorat "Laurent Wauquiez & Macarons sensitive" supposé...

Quoi qu'il en soit, les faits sont là: tout en ne me prenant pas au sérieux (et -globalement- en déplorant que l'essentiel de l'humanité le fasse, dont des gens qui ont a priori toutes les qualités pour ne pas le faire), je veux être bon et unique. Et dans ce but sont actionnés tout un tas de systèmes de contrôles internes qui me flinguent ma spontanéité. Alors que je suis une machine à estimer les distances, le temps, le poids, la taille, la réceptivité des gens aux idées à la con...

Je ne peux donc pas dire que je me fous de ce que l'on pense de moi. Même si je peux dire que je sais que ça n'a pas d'importance.

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08 avril 2019

Top 7, 2019

Il crée la polémique à chaque fois: mon classement -de plus en plus restreint- de mes personnalités préférées.

1- Stephen Curry

Steph CParce qu'on n'a jamais vu un joueur de basket comme lui.

2- Thomas VDB

Thomas VDBPour avoir averti les Black Blocks que casser les vitres était contre productifs dans leur lutte parce que le changement de fenêtre était "défiscalisable".

3- Blanche Gardin

Blanche Gardin Parce qu'on se ressemble.

4- Jeff Van Gundy

Jeff van GundyPour son invention -lors de ses commentaires- de nouvelles règles pour jouer au basket toutes plus loufoques les une que les autres.

5- Bill Maher

Bill maherPour son attachement à la liberté de parole, et pour les trucs drôles.

6- Damian Lillard

Damian LillardParce que c'est le meilleur joueur actuel de mon équipe de basket depuis 27 ans.

7- Jessica Chastain

jessica-chastain-s1650x1650-454233Parce qu'elle a joué dans plein de films que j'ai aimé, et pour son physique qui ces temps-ci me plaît (malgré le fait qu'elle ait 1 an de plus que moi, et malgré ses bras courts -selon certains-).

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07 avril 2019

A ne pas rater!

Valeurs du Stifellou - complots

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05 avril 2019

Don't be a wussy

Il faut bien reconnaître que ça fait un moment que je n'ai pas pris une décision tranchante dans ma vie. C'est bien simple, la dernière fois ça a dû être le coup où pour la première fois j'ai décidé de me raser les burnes (avec son cortège d'interrogations: suis-je une gonzesse, what if je dérape et me coupe le gland, tout ça...). Mais sinon... Je fais le même boulot depuis quinze ans, je n'ai jamais eu à quitter personne dans le cadre d'une relation amoureuse, j'ai mon appart depuis 14 ans...
Alors, ok, j'ai au cours de ces dernières années successivement décidé d'arrêter les pommes rissolées (trop... "gras", un peu dégoûté...), puis la Heineken (à cause de sa politique "commerciale" en Afrique), puis enfin le Nutella (pour les orang-outans). Mais en terme de bouleversements dans la vie quotidienne, c'est manageable. Les pommes rissolés, je les ai remplacé par des pommes de terre sautées que je fais moi-même, en matière de bière j'ai basculé dans la Coreff (locale), et on va dire que le caramel au beurre salé de la crêperie de Coataudon (qui ne se trouve d'ailleurs pas à Coataudon, mais passons...) a pris la place du Nutella. Ça a été des transitions souples. No tears, no drama.


Mais là je suis tombé sur une offre d'emploi dans une distillerie sur une petite île en Écosse (Raasay distillery), face à Skye. Forcément, ça m'interpelle. Mais disons le tout net, ça me semble être une montagne. Pourtant, je vois où c'est, j'adore l'endroit (c'est même mon fond d'écran de téléphone), j'y vais -du moins tout près- pas plus tard que le mois prochain, c'est l'endroit où je veux aller vivre en retraite, j'adore le whisky, je n'ai pas de femme (j'ai une femme de coeur, évidemment, mais sans obligations matérielles) ou d'enfants à prendre en compte, vivre là-bas voudrait dire fish & chips à gogo, tout ça. C'est pas comme devoir décider de tout plaquer pour aller aider des orphelins séropositifs au Bangladesh quoi...

Raasay distilleryLa vue est mieux qu'à Plabennec ou au Stifellou. Matter of fact, je viens de postuler.

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21 mars 2019

You only dream who you are deeply

Le wheeling en vélo est l'"habileté technique" que je ne maitrise pas vraiment dans la vraie vie -mais que j'ai travaillé à l'occasion- dont je rêve le plus souvent (évidemment en la maitrisant parfaitement). Facilement une fois par semaine.

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Loin devant le fait de voler.

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Et très très loin devant le sexe.

P10004562018. Achat en 2013.

De là à en faire un classement de mes préoccupations et de mes névroses...

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17 mars 2019

La démocratie, pourquoi c'est pas pour moi. Mais pas pour vous non plus.

Je veux bien qu'on puisse penser que je ne suis pas aussi intelligent que ce que je dis que je suis, mais s'il y a un truc qu'on doit me reconnaître, c'est d'être intellectuellement autonome et indépendant. Et ma manière d'aborder le concept de démocratie reflète cela.

Entre moi et cette organisation humaine il y a deux problèmes: 1/ je ne considère en rien que la loi "du plus grand nombre" est plus légitime qu'une autre, et 2/ rien ni personne n'est capable de me représenter et/ou de s'exprimer en mon nom.
Revenons sur le principe de majorité qui l'emporte, présenté comme un truc indiscutable (notamment par ceux qui demandent "plus de démocratie") de nature à garantir la paix et l'harmonie. En réalité, peu importe comment tu tournes le bordel, à un moment ou un autre il y a des gens qui voient leur choix être vulgairement balayé et à qui on demande alors d'ACCEPTER cet état de fait alors que jusque-là le discours tenu à leur égard consistait à insister sur l'importance et l'uber valeur de leur point de vue. Ça n'a aucun sens. Et ça n'a aucun sens parce qu'une organisation d'individus ne fonctionne correctement non pas en faisant croire que tout le monde a eu sa chance, et tant pis pour les perdants, mais bien en faisant comprendre à tous que tout tient dans le compromis (ou dans la reconnaissance d'une autorité supérieure toute puissante... mais là souvent ça dérape). C'est ça la vie en société: le compromis, partout, tout le temps. Pas une fable dans laquelle on te dit que ton point de vue est important, jusqu'à ce qu'en fait non parce que t'es un loser minoritaire.

Deuxième point: la représentation. Étant entendu qu'il est impossible de me représenter moi, François Cann, il faudrait alors qu'on estime pouvoir représenter mes valeurs ou défendre mes intérêts. Bon, mes valeurs... bah, voilà quoi hein. Et mes intérêts... Mec, j'ai aucun intérêts à défendre. Et c'est justement parce-que le jeu démocratique consiste pour beaucoup en une bataille de défense d'intérêts plus ou moins particuliers que c'est tout pourri et que ça ne satisfait que ceux qui "gagnent".

fouquet's compromisLà, pour le brunch du dimanche, c'est aussi "compromis"...

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15 mars 2019

Eagle eye dirty

Je suis surveillé. Ce n'est pas nouveau, dès que je publie un post de ce blog via Facebook, je peux voir que dans les cinq à dix secondes suivantes une adresse IP américaine (et dernièrement irlandaise) y accède. Probablement automatiquement via des robots... Ça m'étonerait qu'il y a un mec employé pour ça. Et c'est donc Facebook qui est surveillé, puisque c'est toujours par ce biais que les connexions se font. Ce qui veut donc dire que tout ce que j'écris sur Facebook est intercepté. No biggie, de toute façon mon profil est public.

Mais les mecs doivent être déçus, parce que si effectivement mon discours et ma manière de vivre étaient généralisés à l'échelle d'un pays celui-ci cesserait d'exister (notamment faute d'habitants... je suis un cul de sac de l'humanité, remember), il n'en est bien évidemment rien. Car ma puissance intellectuelle hors norme ne s'accompagne d'aucune position de pouvoir (ni effective, ni recherchée). Ce qui me rend inoffensif pour ceux attachés au leur (de pouvoir). Et ils voient bien que mon projet séduit assez peu les foules (puisque je mets tout le monde -pauvres et riches- face à leurs responsabilités individuelles, et que ça, les gens n'aiment pas trop et préfèrent trouver la cause de leurs problèmes chez les autres).

Et quand bien même ceux qui me surveillent auraient eu la tentation d'essayer de me contrôler en menaçant de faire fuiter des informations compromettantes à mon sujets, ils se retrouvent le bec dans l'eau faute de matière. Je ne consomme pas de drogues illégales, je ne fréquente pas de prostituées ni de marchands d'armes albanais, je n'ai pas trouvé d'emplois fictifs à qui que ce soit. Tout ceci rend peut-être ma vie un peu terne aux yeux de certains, mais c'est comme ça. Quant aux aspects les plus troubles de mon existence (le caca sur la moquette en 1982, les vols répétés de bonbons en 1989/1990, ma vie sexuelle "alternative", mes liens avec des enseignants du privé catholique, ma passion des jantes propres, le fait que je sois amoureux d'une femme mariée...), je les révèle et les documente tous moi-même. Quel levier pourrait-on donc bien activer pour me faire chanter?! Qui a dit ma bite?

En fait, je pense que ce contrôle c'est un vieux truc qui traîne depuis le moment où j'ai peut-être traité Manu Mac de fillette (ou utilisé le terme #allahouakbar) et que personne n'a pensé à désactiver. Une conséquence fâcheuse cependant: un serveur informatique qui tourne pour rien, donc un bout de banquise qui fond, et des bébés phoques qui meurent.

baby seal"Pas cool les mecs! Moi-même je sais que François Cann est un philosophe de haut-vol inoffensif fan de porn stars tchèques! Pas besoin de niquer la planète pour ça!

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14 mars 2019

Do yourself a favor, take off your pants

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, ce qui me marque le plus en observant l'humanité s'agiter autour de moi, c'est combien les gens me donnent l'impression de penser qu'ils sont importants et que leur image et ce que l'on pense d'eux est important. Mais sans jamais vraiment expliquer pourquoi. C'est juste comme ça: "il vaut mieux que je me conforme à ce que j'imagine qu'on attend de moi sinon... bah sinon, il va se passer des trucs...". Alors qu'on peut tout à fait vivre sa vie très sereinement non pas en se demandant si ça répond aux attentes des autres, mais de façon originale en veillant simplement à ce que les choix que l'on fait -tout extravagants qu'ils puissent être- ne portent pas préjudice à autrui. Et c'est tout.

A ce titre, l'usage que je fais de ma bite -dans sa dimension politique- est un bon exemple. Le fait de l'exposer parfois ici -dans un espace certes dédié, mais tout de même accessible à tous- n'a aucune conséquence sur ma situation professionnelle et sociale, sur les interactions que je peux avoir avec mes voisins, ma famille, mes amis, mes "connaissances"... (ce serait bien entendu différent si je faisais l'hélicoper-dick à la fenêtre à l'heure de la sortie de l'école). Parce que je ne suis PAS important! Who gives a fuck?! Manu Mac, il ne se croit important que parce qu'il a choisi de se mettre dans une position qui donne l'illusion à tout le monde qu'il l'est (important). Alors que s'il n'était pas là, bah on ne saurait même pas qu'il n'est pas là. Mais à la limite, Manu Mac, c'est pas le meilleur exemple. Le truc est bien plus frappant avec tous les gens inconnus qui remplissent la planète. Et qui -bien qu'inconnus- n'envisagent pas de s'inventer une vie et se contentent de reproduire ce dans quoi ils baignent. So weird. C'est évidemment sur ce trait de caractère humain que s'appuient les religieux et les idéologues de tout poil pour contrôler des sociétés.


Après, tout ne se résume pas à montrer sa bite. Ce n'est pas le geste ultime de l'émancipation, je vous l'accorde (je dis bite par commodité hein; ça peut être chatte aussi bien sûr... perso je préfère même). La bite, c'est juste que ça marque les esprits. Appelons ça une bifle intellectuelle. Et pourtant, je ne me considère pas véritablement comme un provocateur ou quelqu'un de particulièrement transgressif. Non, vraiment. I mean, je ne veux pas que ma bite mette mal à l'aise. Ni ne crée de conflits. Pour moi, c'est juste un instrument facilitateur de prise de conscience (que voulez-vous, il a bien fallu que je lui trouve une utilité...). Mais tout le reste chez moi est tout autant uniquely François Cann. Plus que anti quelque chose, précisément.

Tout ceci s'inscrit dans ma réflexion philosophique globale sur l'individu (responsable de tout, moteur même de tout système, tout ça...) en opposition à la très répandue lecture (quasi) stricte du monde au travers de ses organisations humaines, et n'est -je le sais- pas franchement réaliste au regard de l'Histoire. Mais ce n'est pas parce que ce n'est pas réaliste et donc pas immédiatement utile qu'il ne faut pas le faire. Si dans la vie on ne faisait que des trucs utiles, on se ferait vite chier.

uniquely françois cannEt là, c'est la déception. Where is the dick?!

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13 mars 2019

Fraichement sorti des rotatives

anti censure Facebook

Valeurs du Stifellou - sex issue

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