Slap a miller
-Comme souvent en rentrant du supermarché, je m'interroge (vous aurez remarqué que c'est un de mes déclencheurs de réflexion privilégiés... assez loin derrière les toilettes, that's true). Ce coup-ci, je me demande quelle philosophie sous-tend le fait que la farine est systématiquement emballée dans des paquets qui fuient? Sans déconner, en matière d'étanchéité, je crois que l'Homme a résolu des problèmes autrement plus pointus que celui consistant à empêcher de la farine de s'échapper de son emballage (vous avez déjà entendu parler des trucs qu'on appel sous-marin ou navette spatiale?)! Donc si en 2012 on persiste à commercialiser des paquets qui fuient, c'est qu'il doit y avoir une raison merde! C'est pour le folklore, c'est ça? Ça fait authentique? Franchement, si l'un d'entre vous connaît un meunier, n'hésitez pas à lui poser la question. Et filez lui des baffes si il n'a pas de réponse.
-Sinon, je m'aperçois de plus en plus (mais on me le fait remarquer aussi) que le fait que je commente et critique très peu ce que font les autres (dans la vraie vie, pas ici... Quoi que, ici je m'en tiens aux grandes lignes en général, et me penche très peu sur des cas particuliers) est une caractéristique qui encore une fois me démarque de beaucoup de monde. Et c'est marrant, parce que autant beaucoup de mes agissements sont réfléchis et depuis très longtemps identifiés par moi-même comme faisant de moi une exception, autant le fait de ne pas critiquer les autres n'a pas été une démarche de ma part. Mais force est de constater que certaines personnes trouvent systématiquement des trucs à redire à propos de la manière dont les autres conduisent leur vie. Et si je le relève, c'est bien parce que moi je ne fonctionne pas du tout comme ça. Et pas forcément parce que je suis super tolérant et tout. Non non, la plupart du temps c'est tout simplement que je ne m'intéresse pas du tout aux autres et que donc, je m'en fous. Je sais, c'est moins vendeur, mais c'est la vérité. Et moi la vérité, c'est mon dada. Et puis, pour le coup, ça a du bon: je laisse chacun libre de faire ses propres choix (même quand ils sont mauvais... et ça, je peux faire une liste).
En revanche, attention, du coup je tiens chacun pour responsable de tout ce qui lui arrive. Ah bah oui hein...
Monica fume. Vous imaginez bien que je préférerais qu'elle ne le fasse pas. Mais que voulez vous, c'est une grande fille, et elle sait ce qui lui pend au nez à terme.
Whisky love
Voilà maintenant plusieurs années que j'envoie très régulièrement des textos ou des mails enflammés à LFDMV. Le but du jeu étant d'essayer de surpasser en intensité et en grandiloquence ce que j'ai déjà pu écrire par le passé. Ce qui est impossible, puisque je suis déjà allé au bout de ce que l'on peut imaginer en terme de compliments complètement démesurés et de déclarations définitives à propos du fait que je la considère justement comme la femme de ma vie.
Du coup, pour garder l'illusion de encore faire quelque chose de significatif (et surtout, d'absolument nécessaire pour l'équilibre des forces en jeu à travers la galaxie au moment précis où on le fait) en envoyant un énième message, il faut se placer en situation de ne plus vraiment être en mesure de juger de façon juste ce que l'on raconte. Et pour ça, rien de tel que picoler en regardant un concert de Beyonce. 
Mais en fait, je peux aussi envoyer des messages de ce genre après une tranche de brioche/ peanut butter/ verre de lait. But the mood is different.
Ouhhh.. What a relief!
Des trucs inavouables, on en a tous été plus ou moins l'auteur (ou la "victime") à un moment ou un autre. Et c'est bien connu, pour avancer dans la vie, il est préférable de réussir à exprimer ces choses là et à en faire ainsi -en les identifiant publiquement en tant que tels- des éléments (parmi tous les autres) constitutifs de celui ou celle que nous sommes. Car aussi douloureux que cela puisse être sur le moment, parvenir à accepter sa responsabilité ou son implication dans des événements ayant pu avoir des conséquences graves est le meilleur moyen de comprendre les raisons d'un éventuel mal-être dans une société semblant parfois ne pas être faite pour nous.
C'est pourquoi il s'agit d'encourager les gens à parler sans faire planer sur eux la menace d'une sanction. La réconciliation avant tout! Ne compter donc par exemple pas sur moi pour blâmer un ex-Khmer rouge qui aurait le courage d'ouvrir son coeur en avouant avoir exterminé un village entier. Une erreur de jeunesse, voilà tout... De même, c'est avec bienveillance que j'accueillerais les confessions de tout prêtre venant à moi pour s'excuser d'avoir... cru en Dieu pendant toutes ces années. Ce n'est que comme ça que l'on obtient des résultats: la compassion.
Même si ça peut prendre du temps, c'est vrai. Ma propre soeur a eu toute les difficultés du monde à annoncer à la famille -il y a seulement quelques années- qu'en 1987 (elle avait 15 ans, j'en avais 9) elle s'était rendue coupable d'un geste malheureux en jetant mon doudou dans la rivière voisine (nous étions en vacances dans les Alpes) pour manifester son agacement face à la multiplication de mes réussites. Réussites suscitant admiration de la part de mes parents, du loueur de skis, du fromager et des autres touristes (c'est le coup où je n'ai mangé qu'une chip(s) pour me réserver pour la raclette qui suivait. Mais la même semaine j'avais également sauvé un bébé d'une avalanche, été parvenu -par une danse magique- à "faire neiger" et enfin avait bouclé mes révisions pour le bac). Et ce n'est donc que quand ma soeur a compris que sa capacité à accepter son passé était pour moi plus importante que son geste en lui-même (j'ai abandonné le doudou depuis quelques temps) qu'elle a passé le pas. Et notre famille s'en est trouvée renforcée. Reste plus que Mamie qui refuse d'avouer avoir vendu du beurre aux Allemands.
Bref, cette logique de transparence et de vérité, je l'applique bien évidemment aussi à moi-même: je fais la lumière sur des traumatismes enfouis en moi. Il serait bien malvenu (et idiot... moi aussi je veux m'en sortir) de ma part d'en faire autrement.
Et dans le cas qui nous concernent aujourd'hui, certains le savent sans que je l'ai jamais formellement dit... Ils me connaissent assez bien. D'autres ont des doutes, mais ont du mal à imaginer que cela puisse être vrai. D'autres, enfin, ne se posent pas la question et s'en foutent (aussi incroyable que cela puisse paraître, tout le monde ne se réveille pas le matin en s'interrogant sur celui que je suis vraiment... Chocking, right?!). Toujours est-il que voilà, je me lance, attention ça va faire mal: techniquement, j'ai voté Sarkozy au second tour de l'Election Présidentielle (vous ne pensiez tout de même pas que j'allais avouer n'avoir jamais eu de relations sexuelles comme ça?). Parce que ne votant pas moi-même, j'ai "donné" ma voix à quelqu'un d'autre. Mais dans les faits, j'ai appuyé sur le bouton Sarkozy (oui, vote électronique à Brest) puis -pire- j'ai validé. Et là, maintenant, je suis mal. Je me sens incompris, et coupable. Mais qu'est ce qui cloche chez moi pour qu'à mon âge j'en arrive là bordel?!!! J'espère vraiment que l'avoir dit va me libérer et permettre de me relancer.
A cette heure, chez Monica (comme dans beaucoup de foyers français, et parmi mes amis), c'est l'incrédulité qui l'emporte.
Nous n'avons pas les mêmes valeurs
Le monde du luxe ne s'ouvre pas au premier venu. Et surtout pas au premier facteur venu. C'est pourquoi en signe de bonne volonté, et pour montrer ma détermination à y arriver autant que la justesse de mes goûts, j'ai décidé de commencer à faire des petits gestes forts qui -je l'espère- ne laisseront pas indifférents ceux qui font autorité dans le domaine (Karl Lagerfeld, Nadine de Rothschild, Rashida Dati...) et qu'il s'agit donc de séduire. Car ici comme ailleurs, on n'est rien sans la reconnaissance de ceux que l'on considére comme nos pairs.
Ainsi, à l'instar de Marc Dutrou, je trempe désormais mon pinceau dans du 12 ans d'âge après usage.
Le white-spirit, c'est tellement vulgaire.
Going through changes... But not too much.
Thank God, je retrouve l'envie d'acheter des disques. Ma réputation est sauve. Car la chute sensible de mes acquisitions discographiques depuis trois mois commençait à autant m'inquiéter que le coup où je n'avais pas eu d'érection pendant plus d'une heure.
Tout ceci n'étant d'ailleurs également pas sans rappeler l'épisode où une part non-négligeable de la population semblait s'être souciée du sauvetage de la planète en votant pour les écologistes il y a deux ou trois ans. Thank God (décidément, à croire qu'il est partout), finit cette histoire... Une des premières mesures du nouveau Président de la République sera de geler le prix des carburants. Ouf!
Et pareil la fois où le Conseil des Imams Alternatifs (C.I.A.) avait avancé l'idée qu'il ne fallait pas traiter différemment les hommes et les femmes, avant de -par sagesse et souci d'unité au sein de l'Islam- se rallier aux Talibans.
L'autre jour, Monica n'a pas voulu de se mettre toute nue. J'ai cru qu'on l'avait perdu.
François CNN
-Dans la série "Les Grandes Interrogations de la Vie", et faisant suite à mon post de la semaine dernière sur la température, je vous soumets une nouvelle question qui me taraude: en l'utilisant de façon normale (i.e. en excluant notamment les jeux sexuels, dont le fameux égouttage écossais qui met particulièrement à rude épreuve le matériel), comment fait-on pour user une passoire?
-Vu chez Leclerc tout à l'heure: devant moi à la caisse, un mec achetant trois magazines sur les placements financiers et autres informations fiscales en tout genre. Trois! Obviously, somebody's scared for his money...
-Speaking of money, je ne suis désormais plus certain de ce que je ferais dans l'éventualité où je gagnerais au Loto (auquel je ne joue jamais, évidemment). Car là où l'option Mercedes SLS AMG - Cadillac Escalade - énorme maison en bord de mer dans le Finistère - appart à New York - putes de luxe (je loue Momo à plein temps) allait de soi il y a encore quelques temps, je me demande désormais si je ne profiterais pas de l'opportunité que représente le fait d'être bourré de fric pour mettre en application mon idée de retraite sur une île déserte. En invitant évidemment ceux qui le souhaitent à me rejoindre pour une grande farandole de l'amour.
Mais rien n'est tranché. Je suis aussi indécis qu'un ouvrier qui hésite entre le vote NPA et le vote FN "en signe de protestation".
-Projet d'attentat au slip piégé déjoué: les autorités américaines envisagent la mise en place d'une palpation de l'entre-jambe à la recherche de protubérances suspectes lors des contrôles de sécurité dans les aéroports. Gilles Gros-Paquet d'ores et déjà interdit de vol vers les États-Unis. Et je ne suis moi-même pas certain de pouvoir décoller au mois de septembre... 
Les envoyés spéciaux, les meilleurs experts, le tout en une seule personne: le branche léonarde de CNN, c'est moi.
Ah, les parents de nos jours...
J'adore aborder des sujets en étant -pourrait-on penser- très mal placé pour en parler, et de ce fait en ayant une légitimité tout à fait contestable (par d'éventuels contradicteurs). Moi, je trouve que ça offre pas mal de liberté dans le propos (au cas où des fois je ne me sentirais pas libre sur d'autres sujets).
Par exemple, je viens de lire un article dans lequel il est écrit que les adultes se trouvent dans une sorte de "panique morale" face aux comportements sexuels des adolescents de maintenant. Le genre de trucs que j'aime, vous pensez bien. Et du coup, puisque j'ai moi-même maintenant plus de 34 ans, je me demande si je devrais être en panique aussi. Parce que je suis un adulte quoi. Et que je pourrais tout à fait être le père d'adolescents fous du pissou. Pourtant, rien. Pas la moindre forme de jugement négatif vis à vis des jeunes dans ce domaine là.
Mais bon, dans les faits, je ne suis pas père, c'est vrai. Et mon comportement sexuel n'est quant à lui pas vraiment celui d'un adolescent, mais encore moins celui d'un adulte (et est plus à rapprocher de celui du lémurien ou du phacochère en transhumance).
D'où mon sentiment de pouvoir apporter un oeil nouveau sur la question, et donc de fournir des éléments de réflexions inédits au débat.
Ceci étant dit, je n'ai dans le cas présent pas grand chose à ajouter, étant entendu qu'on sait très bien que les parents d'ados actuels sont de la pire espèce (ce sont eux qui ont commencer à imposer à leurs enfants de mettre un casque pour faire du vélo -en toutes circonstances- il y a une dizaine d'année... Signe avant-coureur de dégénérescence craintivo-sécuritaire qui ne trompait pas).
Now, that's what I call une éducation réussie: les parents de Monica l'ont toujours encouragé à faire du vélo tête nue.
Triste jour
Je suis outré, scandalisé, dépité. Je ne sais plus à quel sein me vouer. Le Conseil Constitutionnel vient de censurer la loi sur le harcèlement sexuel sous prétexte que la définition du harcèlement n'y était pas suffisamment explicitée. Mais quel message envoyé aux harceleurs, de Gandrange et d'ailleurs!
Très concrètement, ça veut dire que Monica va pouvoir continuer à essayer de profiter de moi en toute impunité. C'est intolérable!
Ça n'a l'air de rien comme ça, ça peut sembler bon-enfant, mais je vous assure que la pression est permanente. Je sens toujours une tension monter en moi à chaque fois que je la vois. That's so hard.
Mais... Vous le saviez vous?
Tout à l'heure, en constatant l'écart de température entre hier et aujourd'hui, je me suis dit dans ma tête "tiens, c'est dingue, il fait deux fois moins chaud aujourd'hui" (10 ou 11 °C contre 21-22 hier).
Mais tout de suite, cette phrase -cette formulation- m'a semblé bizarre. Il y avait un truc qui clochait. Parce que sans thermomètre, personne sur Terre n'est capable d'affirmer qu'une température est le double ou la moitié d'une autre... Et pas simplement parce que ce n'est pas facile à détecter ou qu'on ne peut pas le ressentir précisément, mais juste parce que cela n'a aucun sens (et que de ce fait c'est impossible)! Et cela n'a aucun sens parce qu'il n'existe pas de température nulle qui servirait de point de départ, si on veut. Le 0°C, c'est juste un point de repère. Mais en aucun cas cela n'indique une absence de température évidemment (ça correspond d'ailleurs à 32 degrés fahrenheit). A partir de là, il est impossible de parler de double, triple, moitié, que sais-je encore. Enfin, on peut toujours en parler, mais cela ne fera que référence à une valeur sur une échelle, et pas du tout à une réalité universelle.
Et aujourd'hui je découvre donc qu'une chose qui existe en toutes circonstances (sauf probablement dans les trous noirs) ne peut être mesurée que "relativement", et pas du tout "dans l'absolu". C'est un choc! Et je cherche là, mais je ne vois pas autre chose que la température qui puisse entrer dans cette catégorie. Même le temps, pourtant infini, il peut être nul. Les distances, pareil. On a alors juste des points d'une valeur nulle, ou négligeable. La température, jamais elle n'est négligeable. Elle est juste ce qu'elle est, et tout le monde peut finalement l'apprécier selon sa propre sensibilité. L'échelle n'est qu'une commodité pour savoir quand l'eau va geler (afin d'éviter d'aller se baigner ce jour là). Alors qu'on n'apprécie pas une distance ou une durée selon sa sensibilité. Genre, un mec qui ne bouge pas son cul de son fauteuil, il ne pourra pas dire qu'il a bougé (tout en restant crédible) si tel n'a pas été le cas. Alors qu'un mec peut avoir froid à 14°C, un autre à 3°C, et un autre encore à -5. Et personne n'aura raison ou tort.
Putain, c'est fou... Il aura fallu attendre 34 ans pour que je me rende compte de ça. Ma manière d'envisager l'existence va s'en trouver changée, n'en doutons pas.

Par exemple, Monica me semble plus fiable qu'un thermomètre pour savoir what's hot, and what's not.
My word is not necessarily my bond
J'ai certainement déjà dû mettre en avant sur ce blog la cohérence de mon discours, tant dans le temps et dans l'esprit. Parce qu'en général on dit que c'est quelque chose que l'opinion publique attend de la part de quelqu'un qui expose ouvertement ses points de vue, comme moi ou Nicolas Sarkozy pouvons le faire par exemple. Et j'ai donc probablement été contaminé étant nain par ce vent de droiture médiatico-intellectuelle.
Sauf qu'au bout d'un moment, reconnaissons-le, à force de parler de tout et de n'importe quoi, il y a tout de même d'énormes risques de finir par nous contredire, nous exposant ainsi à la vindicte d'observateurs aussi attentifs qu'intransigeants.
Du coup, afin d'éviter toute critique et -par suite- tout embarras, je m'arroge ici le droit de dire un truc, et son contraire. Just like that. Pas forcément dès le lendemain hein, mais quelques mois ou quelques années après. Comme ça, je suis pénard (et je ne donne ainsi pas à ma parole valeur de définition absolue de ce que je suis... bien que ce soit pourtant tentant et somewhat héroïque).
Et si un tel cas se présente (me voir me contredire), cela ne voudra peut-être même pas dire que j'ai changé d'avis. Et encore moins que j'ai menti (car je ne mens jamais, ça j'y tiens). Mais simplement 1/ qu'un nouveau cheminement mental (cause that's what I do for a living) m'aura amené à tirer une nouvelle conclusion, ou 2/ que j'aurai complètement oublié ce que j'ai dit avant, ou 3/ que mon avis dépend juste des circonstances et de l'intérêt particulier que je peux en tirer intellectuellement (oui, encore).
Et je ne dis pas que ça va forcément se produire, but who knows what the future holds?
ps: vous aurez noté que ce post relève de la mise en abyme...

