29 décembre 2009
Quand tu ne te sens pas être complètement toi-même, mieux vaut éviter d'écrire et d'essayer d'avoir une idée géniale. Le risque est trop grand d'être soit très mauvais, soit incapable par la suite d'expliquer ce qu'on a voulu dire.
28 décembre 2009
Faire l'opinion
Vous avez certainement remarqué que très régulièrement un événement dans l'actualité "relance le débat". Toutes sortes de débats: pour ou contre le voile, la récidive des délinquants sexuels (ça c'est presque un marronnier...), la sécurité dans les avions, pour ou contre la neige en hiver, l'eau qui mouille: vrai scandale ou vérité altérée? Le plus souvent on apprend à peine qu'il existe un débat que le voilà déjà relancé. Et pour ceux dont on aurait déjà entendu parler, on aurait pu penser qu'à force d'être relancés ils auraient fini par être clos. C'est du moins ce qui nous avait semblé la dernière fois puisqu'on n'en parlé plus. Mais non. Ces débats n'ont pas vocations à apporter une solution. Ils sont là pour faire du bruit et occuper ceux qui veulent bien s'y intéresser. Mais il faut arrêter de faire croire que la société est sans cesse traversée de part en part par des débats latents (les gens ne pensent à rien tant qu'on ne leur y fait pas penser).
Parce que c'est avec ce genre de conneries qu'on se retrouve avec une population qui réagit à l'événement et à l'agitation médiatico-politique au lieu d'y réfléchir (genre "plus jamais ça", ou des pétitions contre les assassinats (seriously?) et le meurtre des enfants par les musulmans (j'exagère un peu peut-être)). Et face à ça (ou en parallèle) on voit un pouvoir politique qui fait des lois en fonction des faits divers. Tout ça parce qu'un débat est soi disant relancé par l'action d'une personne. Come on! C'est vraiment une sale formule. "Cela relance le débat..." Vous n'avez pas trouvé mieux? Mais c'est pratique, ça évite de chercher à dire un truc intelligent puisqu'en titrant ainsi une information il est clair qu'on compte sur les autres pour alimenter l'actualité dans les jours suivants. Parce qu'il y a toujours des volontaires pour la ramener et crier haut et fort "j'vous l'avez dit, j'vous l'avez dit". D'ailleurs certains ont peut-être raisons en plus. Mais aucun média n'en avait rien à foutre de leurs gueules jusque là.
This is nothing to be proud of. This is bad work.
27 décembre 2009
Chacun porte sa croix... moi j'ai tout un cimetière sur le dos.
Je n'appelle pas aller mieux aller soi disant mieux sans changer quoi que ce soit aux causes qui à un moment donné te font aller mal. Les gens ont l'air content de te voir sembler être en meilleure forme alors que toi non seulement tu n'es pas content, mais en plus tu as peur de la suite. Parce que tu sais que rien n'est réglé. Je trouve que globalement toutes ces questions sont abordées avec une grande légèreté teintée d'un "relativisme" assez pénible par ceux à qui tu en parles. Car je pense que chacun peut être amené à considérer sa situation comme étant la plus catastrophique de toutes. Il en a même le droit légitime. Ce qui fait qu'aucun conseil extérieur ne peut apporter le moindre début de solution. C'est des conneries.
Et si il s'agit de faire croire qu'on va mieux pour faire plaisir aux autres, c'est encore pire. Car ce n'est pas parce que je dis que je ne vais pas bien qu'il faut me traiter comme un malade et être mal à l'aise. Pas du tout. Je suis le premier à savoir où j'en suis, notamment si c'est dans la merde. Mais je peux tout à fait continuer à rire et à déconner en étant "pas bien". Voilà. L'expression extérieure des difficultés que je rencontre ne se fait pas forcément sous une forme dramatique. Et par conséquent ce que je donne à voir ne doit pas prêter à une sur-interprétation concernant mon état psychologique. Je suis dans les dispositions dans lesquelles je dis être. Sans qu'il faille se mettre à penser que je vais bien parce que je raconte des conneries et fais des blagues, ou que je suis au bord de la rupture parce que je parle de la mort (par exemple).
Don't feel sorry or over confident about me. Just trust what I say.
26 décembre 2009
Say you like it, say it
Je suis sûr de mes goûts. Je n'hésite pas aimer un truc ou quelqu'un complètement. Et cela n'est déterminé que par mes propres sensations vis à vis de cette chose ou de cette personne. Mais cela n'empêche que j'adore aussi aller lire ou écouter les avis des autres si ceux ci rejoignent les miens (oui, les avis contraires, je m'en passe). Quand je trouve une chanson géniale je vais voir ce qui se dit sur le net. Je la fais écouter à des gens. Et j'espère bien qu'ils vont en faire des tonnes. Au moins autant que mois. Et celui qui trouve la formule la plus démesurée et extravagante a gagné. Ça ne m'apprend rien de particulier, ça ne sert pas à grand chose. Mais j'aime bien. Ces temps ci je vais voir ce qui se dit sur "Love Is Blind" de Alicia Keys (avis personnel: ça flingue complètement.... surtout les "eh yeah eh yeah eah eah eah eah" à 1'34"), sur le basketteur Brandon Roy (avis personnel: dans le top 6 des joueurs de basket actuels... 41 points hier soir), et sur Blue Sky Black Death comme toujours (avis personnel: génies). Et concernant les personnes "non connues" que j'aime bien, j'essaie quand même d'avoir des avis de la part de mon entourage. Je sollicite pas mal quoi.
I don't care if I'm the only one, but I'd rather not be.
23 décembre 2009
Kill the habit (and the abbot too)
Parmi les habitudes on trouve des trucs utiles, des trucs qu'on aime bien, des trucs néfastes (pour x raisons) et enfin des trucs qui ne servent absolument à rien. Ou du moins que le temps et l'expérience ont rendu obsolètes.
En partant de ce constat (en fait je mens complètement puisque cette réflexion est postérieure au fait relaté) j'ai arrêté un truc il y a un mois. Non, pas la conservation dans ma table basse (qui est un touret de chantier) des capsules de bières bues dans mon appartement. Ni la masturbation. Deux choses pourtant inutiles à proprement parler. Mais j'ai cessé de noter mes dépenses sur un papier comme je le faisais depuis 9 ans. D'une part parce que je gagne, ou vais gagner, plus d'argent à partir de maintenant. Et d'autre part parce que de toute façon je n'ai jamais été à découvert de ma vie. Je suis d'une fiabilité absolue concernant mes finances. Alors pourquoi me faire chier à noter les trucs que j'achète pour soit disant maîtriser mon budget alors que c'est l'autorégulation qui régit tout ça depuis toujours. Sans compter que j'ai une confiance totale en moi dans ce domaine (à savoir que j'ai conscience de cette autorégulation). C'est quand même dingue de continuer à faire des trucs aussi longtemps alors que matériellement rien ne l'impose plus depuis je ne sais quand.
Sinon voilà plusieurs fois, en l'espace de plusieurs années (c'est ça qui est intéressant), que mon père me dit qu'au fond je suis plus ou moins anarchiste. Et sans que cela soit un reproche (de toute façon mon père n'a pas dû me faire plus de 3 reproches de toute ma vie... donc arrivé à mes 32 ans, ce serait malvenu). C'est marrant parce que je ne me suis jamais pensé anarchiste. Mais si au regard de ce que je raconte et de la manière dont j'appréhende un certain nombre de constantes dans les sociétés humaines je corresponds quelque part à la définition de l'anarchiste pour certains, je prends ça comme un compliment. C'est vrai que le fait que la moindre idée d'un rassemblement de personnes ayant une convergence d'intérêts (ou de sensibilités) ou défendant une cause commune me fasse horreur peut en effet laisser supposer que l'anarchie, c'est mon dada. Parce que l'anarchie avec des gens comme moi ça marcherait quoi en plus, c'est vrai.
I've said it before, I love being unmasked like that.
22 décembre 2009
And just when you thought it couldn't get worse-A down right Hollywood scarytale
La personne que tu aimes ne t'aime pas (you've been there before). Mais tu en es tout de même très proche.
Un jour, dans un contexte assez embrouillé, elle te dit qu'elle va venir habiter chez toi pendant un moment. Tu es très content, à la fois de la reconnaissance que cela traduit, et du fait d'habiter avec elle, concrètement.
Mais une nouvelle crise a lieu avant même qu'elle soit arrivé jusqu'à chez toi. Tu t'engueules plutôt violemment.
Puis c'est le blackout. Un de plus. Mais celui ci est bien plus marqué que les autres.
Plus de réponse à tes mails ou à tes textos. Tu es supprimé de tous ses répertoires et de tous les liens que la technologie informatique peut permettre (ça a une importance pour la suite de l'histoire).
Cependant, tu as toujours des choses à dire. Parce que pendant des mois tu lui as tout dit. Les pensées (les sentiments je n'en parle même pas) ne s'arrêtent pas du jour au lendemain. Donc tu continues de lui écrire des trucs régulièrement.
C'est long.
Interminable... puisque tu ne sais pas quoi attendre.
Puis un soir tu reçois une réponse à un texto de la veille dans lequel tu évoquais l'importance que chacun semblait avoir l'un pour l'autre quelques semaines auparavant alors qu'elle faisait face des difficultés majeures dans un épisode critique d'une forte intensité.
La réponse est presque la meilleure que tu pouvais attendre. Du genre à rétablir la confiance (en toi notamment) et à te donner une certaine épaisseur.
S'en suivent plusieurs autres sms par lesquels un lien réel et sensible semble réapparaître. Et tu as enfin des nouvelles. Quelques unes.
Tu vas te coucher un peu apaisé.
Le lendemain matin à la première heure tu renvoies un nouveau message. Comme cela arrivait régulièrement avant.
Et là, c'est le drame (je pense au fameux ton "et là, c'est le drame", mais je n'ai pourtant que très moyennement envie de rire).
Au milieu de la matinée tu reçois un nouveau texto. Elle t'as pris pour quelqu'un d'autre (ton nom n'apparaît plus sur son téléphone puisque tu as été supprimé... et toi tu n'as pas signé tes messages évidemment puisque la situation te semble suffisamment spécifique pour être identifiée instantanément par les protagonistes).
A aucun moment elle ne pensait à toi hier lorsqu'elle t'envoyait les textos. Pourtant, franchement, mis à part une certaine incompréhension géographique (mais les incompréhensions arrivent souvent dans ce type d'échanges sms), tout avait un sens. Ce n'était ni trop beau, ni irréaliste, ni incohérent.
C'était la vérité d'avant.
Mais avant n'est pas maintenant.
Et maintenant est pire qu'hier.
Ses derniers mots ont été :"désolée. Oublie"
How can you possibly think I can handle this and be cool with it?
21 décembre 2009
Mais qui a chié dans la crèche?
Quand je pense que certains appréhendent les fêtes de fin d'année (et particulièrement Noël) car ils craignent les tensions et esclandres intra-familiaux! Dingue. C'est même un sujet en une du site Le Monde. Alors que dans ma famille, aucun risque de ce côté là (je parle des parents et enfants, strictement, et du beauf. Qui n'a pas le choix). L'autre jour, en parlant de Régis Mailhot (humoriste, chroniqueur sur France Inter) avec mes parents j'en suis arrivé à dire "ouais, et puis son humour, c'est vraiment tout ce qu'on aime: les juifs, les handicapés..." (and everything in between, imaginez un peu). Et mes parents d'acquiescer sans la moindre hésitation. Du coup ça fait une bonne base vous voyez. On est prêt à tout entendre, et surtout il n'y a aucun risque que ça parte en couille. Ça tient tout autant au ton adopté (chacun se garde bien de donner des leçons aux autres... mais à vrai dire on n'y pense même pas) qu'à l'intelligence globale des individus présents (même si je reste le plus intelligent de tous c'est évident).
Vous pourriez me dire qu'on est tous d'accord sur tout et que du coup c'est facile d'éviter les crises dans ces conditions. Alors 1/ si il suffisait d'être d'accord pour entretenir l'harmonie et la fraternité ça se saurait (allez jeter un oeil au P.S.), et 2/ non, nous ne sommes pas d'accord sur tout. Enfin pas complètement. Certains sont plus radicaux que d'autres vis à vis de l'éventualité de leur présence physique dans une église pendant une cérémonie (disons que certains dérogent à la règle (!) lors des enterrements... mais j'envisage un Grand Procès pour mettre un terme à cette hérésie et purger un peu tout ça).
Parce que c'est peut-être con à dire, mais qu'est ce que c'est pénible de devoir faire gaffe à ce qu'on dit par peur de jeter un froid. Tout ça parce que certaines personnes pensent devoir faire peser sur les autres une partie du poids de la responsabilité de ce qu'elles sont et de ce qu'elles pensent elles-mêmes. (n'hésitez pas à relire la phrase... parce que c'est ça, en grande partie)
Expect no drama under the tree. Not in my house.
20 décembre 2009
Vivement les vacances
Les petites phrases "What's on your mind" sur Facebook, c'est vachement plus révélateur qu'on pourrait le croire (pour ceux qui ne seraient pas sur Facebook, j'explique: c'est un truc que t'écris et qui fait office de sous-titre à ton profil, et que tu peux changer quand tu veux). Vous me direz, c'est très con ce que je raconte puisqu'en effet c'est censé dire "what's on your mind", donc c'est révélateur par essence. Alors disons que c'est vraiment parlant concernant les gens qui y donnent leur avis à propos de l'actu ou qui y exposent des pensées plus ou moins philosophiques (tout le problème tient dans le "plus ou moins" je le crains). Car dans ces cas là les phrases permettent de voir assez vite l'autonomie d'une personne en terme d'esprit critique. Et des fois, bah c'est pas brillant.
Franchement, je veux bien qu'on écrive n'importe quoi: que sa grand mère est morte (de façon drôle, intime et/ou philosophique), qu'on a des nouveaux chaussons (de façon drôle, intime et/ou philosophique), que Patrick Balkany est un homme honnête (de façon drôle. Il y a un autre moyen de le dire?)... Je ne vais pas jouer au censeur (enfin... si; mais bon, vous voyez). Mais lorsque le "what's on your mind" ressemble à une une de journal de TF1 ou à la dernière blague circulant sur le net, je suis assez peu convaincu. Et même dans le fond carrément surpris car je conçois difficilement qu'on puisse avoir l'idée d'écrire une truc dit personnel mais qui en fait se révèle être applicable à 85% de la population au même moment. Je n'ai alors qu'une conclusion à en tirer: je n'ai probablement rien à dire à cette personne. Et ça tombe bien, on ne me demande pas d'avoir quoi que ce soit à lui dire. La vie est bien faite (parfois).
Mais c'est pas sérieux quand même. A partir du moment où tu fais la démarche d'exposer tes pensées publiquement la moindre des choses est d'en faire un truc intéressant. C'est du moins la manière dont je vois les choses (tenez, voilà une phrase inutile dans ce post: évidemment que c'est la manière dont je vois les choses... C'est pas l'avis de Benoit XVI que je vous donne). Je ne me plains pas du tout d'un manque du pudeur ou je ne sais quoi (j'espère que vous comprenez bien), mais au contraire d'une absence d'individualisation de l'expression. Foutez vous à poil en tenant une pancarte où l'on pourra lire "ta mère suce des bites en enfer", et là je dirai bravo.
Work on it. If you can.
19 décembre 2009
Not me
Phrase se voulant humoristique (enfin, dans le meilleur des cas) la plus répandue et la plus pourrie que l'on peut entendre ces jours-ci: "Il est où le réchauffement climatique?"
C'est le problème avec les gens moyens. Ils ne sont pas capables de se dire que si eux y ont pensé, il est probable que tout le monde y ait déjà pensé. C'est comme l'intelligence et la fameuse idée de Coluche: tout le monde pense en avoir suffisamment puisque c'est avec ça qu'on juge le caractère acceptable et suffisant, ou pas, de sa quantité. Enfin, je dis on...
A moins que ce genre de phrases ne soit une sorte de code permettant aux gens de se reconnaître une identité commune (oh shit).
Quoi qu'il en soit, c'est une phrase à éviter avec moi. Tout comme le "ça va?", auquel je vais répondre "non" de façon systématique à partir de maintenant (fallait pas demander). Et, sur une question plus spécifique, comme le "quel genre de rap tu aimes?". Si tu poses la question, c'est que tu ne comprendras pas ma réponse.
Long story short: it's a down right fuckery.
18 décembre 2009
Less than in a hurry
Dans l'urgence, on peut oublier des trucs, on peut laisser certaines choses de côté. Ça peut aller jusqu'à nous laisser croire qu'on est indispensable à la bonne marche de ce qui nous entoure, du monde dans lequel on agit et interagit avec ses autres composantes, puisqu'on est même amené à faire des choix et à distinguer les priorités. Donc on fait ce qui parait être nécessaire. Et souvent ce que la réalité des faits semble nous dicter. Et le reste, on verra plus tard.
Cette description ne correspond absolument pas à ma situation personnelle. Je ne suis jamais pressé, je n'oublie jamais rien, je pense toujours à tout. Il n'y a aucune urgence dans ma vie. Personne n'attend rien de moi (sauf Le Dissident qui veut des hit records). Et au contraire, c'est à moi d'aller attirer l'attention. La seule dynamique identifiable dans ce qui m'arrive est celle que je veux/peux bien donner à tout ça. Mais ça ne tient vraiment pas à grand chose. Voilà plusieurs mois que je ne glande rien (selon moi), mis à part lors de quelques épisodes bien spécifiques (et faisant partie du problème). Cette semaine, je glande tellement rien que je ne savais même pas qu'il était possible d'en arriver à un tel degré de rien (j'écris... c'est vrai). Mais vous voyez, ça n'a aucune influence sur rien ni personne. Je suis donc toujours à jour sur tout. Ce qui signifie que lorsque j'ai un problème je ne peux certainement pas compter sur un autre événement pour le chasser (ou même le régler, pourquoi pas). Ça n'arrive pas. Et d'ailleurs, je ne verrais pas comme étant une bonne chose le fait de minimiser (dans son influence sur mon moral) une difficulté en me réfugiant dans une activité périphérique qui ne ferait que masquer grossièrement une préoccupation fondamentale sur un enjeu systémique (je parle toujours de moi, je vous assure, pas de EADS ou de Copenhague).
De plus, tout ce que j'ai déjà fait m'a mené là. Ce n'était donc pas ce qu'il fallait faire visiblement. Et pourtant je ne crois pas avoir pris de mauvaises décisions (et d'ailleurs tout ce que je dis là signifie bien que j'ai été très peu amené à décider des trucs en fonction des circonstances).
J'en conclus que je n'ai pas la main sur l'essentiel.
I'm pissed off right now.
