La Planche Qui Grince

10 février 2017

Révolution à la carte

Lorsque je clame mon opposition à la démocratie, à la prison, aux sketchs en caméras cachées, aux chattes rasées, aux macarons et aux relations sexuelles à but reproductif, je sais que certains se disent que je fais ça pour faire mon malin et pour jouer au rebelle absolu, dupe de rien, et totalement hors système.
Mais en fait, pas du tout (même si -oui- je suis hors normes, évidemment). Parce que dans le même temps j'adore aussi des trucs super mainstream, et je ne m'en cache pas.

Par exemple, le Tour de France. J'adore le Tour de France (et le cyclisme à la télé en général). Je regarde toutes les étapes. Même les toutes pourries où c'est un grand allemand à la mâchoire carrée qui gagne au sprint à la fin, après que le peloton ait rattrapé l'échappé français (certes combatif) et son acolyte espagnol à 1,5 km de la ligne.
Ou "Happy" de Pharrell Williams. Bah oui, c'est une super chanson que j'adorerais avoir fait moi-même (c'est comme ça que je juge une chanson), et que j'avais qualifié de smash-hit juste avant qu'elle explose complètement.
Ou Omar Sy. C'est la personnalité préférée des Français. Et effectivement, c'est un mec qui m'est très sympathique à moi aussi.
Ou Barack Obama. I've been on Barack's dick like many people. J'avais même acheté un tee-shirt à Washington en 2008 avant son élection.
Ou Steph Curry, dont le jersey est le plus vendu depuis environ deux ans; et que j'ai moi-même acheté l'an dernier.
Ou les filles toutes nues. Mon pissou devient tout dur à la vue d'une fille toute nue, comme c'est le cas chez la plupart des mecs.

Bref, comme on dit chez les gens ayant choisi d'abandonner leur libre-arbitre en associant leur vie à une religion qui -mal "interprétée"- peut provoquer la mort de milliers de gens, pas d'amalgames!

André GreipelEt pour plus de cyclisme sur France Télévision, supprimons les allocations familiales.

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30 janvier 2017

Major problems, basic solutions

Top 3 des vraies raisons pour lesquelles les gens ne sont pas contents, et qu'ils ignorent allègrement en rejetant la responsabilité sur ce qui ressemble à des "élites" ou à des étrangers:

1/ l'instinct de reproduction, et par suite le bien trop grand nombres d'humains sur la planète

2/ le fait d'être -à leur connaissance- la forme de vie ayant l'intelligence la plus développée, et malgré tout de ne pas être capable de régler tous les problèmes

3/ le fait de s'occuper de ce qui ne les regarde pas, et de construire ainsi des jalousies

Top 3 des manières de remédier à cela:

1/ ne pas se reproduire, à moins d'avoir un vrai plan pour faire de sa progéniture un super-humain (de type Stephen Curry)

2/ penser à l'univers et à l'espace-temps

3/ bien se dire que quoi que les autres aient (de plus que nous) ou fassent (de mieux que nous), cela ne change rien à l'individu que l'on est

Et -hop- voilà: paix et harmonie sur Terre.
Ne me remerciez pas, je suis là pour ça.

Curry familyBon, évidemment, après avoir fait un Stephen Curry, t'as le droit à du bonus. Et puis des fois, comme dans ma famille, le super-humain n'arrive qu'en deuxième.

 

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22 janvier 2017

It gets no humbler than this

Convaincu d'être plus éclairé que 99.9% des Humains ayant déjà foulé le sol de la Terre, je suis au moins également convaincu de n'avoir aucune importance.

Humble in the jungle

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07 janvier 2017

Intellectual relativity

Je ne suis pas là pour perpétuer quoi que ce soit.
Je n'ai rien à transmettre, et rien à préserver.
C'est pourquoi ma proposition politique (et vous le savez déjà peut-être, pour moi tout dans la vie est politique) est irréaliste et absurde. Mais cependant importante; rien que du fait de son existence, et du fait de naître d'un esprit (crypto)humain.

La raison de cela doit certainement être recherchée du côté de mon historique en matière de relations "intimes" avec les femmes. I mean, si personne n'a jamais pensé que partager sa vie avec moi pouvait avoir un sens, j'en conclue que je ne suis pas censé avoir moi-même un sens non-plus (un sens dans son acception retenue dans l'Histoire des Hommes). Ce qui -de fait- élargit fortement l'espace dans lequel peut se développer ma pensée. Je suis là, et personne n'attend rien de moi. Il faudrait donc être con pour essayer désespérément de répondre à des attentes qui n'existent pas!
Je traverse l'espace-temps avoisinant, j'y aime des choses et des gens, j'en aime moins d'autres, mais en aucun cas je ne m'inquiète de ce que je dois construire, et de ce que les autres de leur côté peuvent être eux-mêmes amenés à construire (ou à détruire, le cas échéant).

Ça peut ressembler à de l'égoisme. C'en est d'ailleurs peut-être vraiment, who knows. Mais mon monde n'est fait que d'individus disposant chacun de la même liberté pour être ce que bon leur semble, ce qui est souvent loin d'être le cas du monde que proposent les sociétés humaines. Et puis, on s'en fout en fait, puisque je viens de démontrer pourquoi j'étais comme j'étais. Come on.

Brain spaceOn me signale que le cerveau de Manuel Valls vient d'imploser à la lecture de ce post.

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04 janvier 2017

All-out manipulation

On m'avait vanté les mérites d'un matelas neuf pour "bien dormir". C'est une escroquerie. Ma première nuit sur mon nouveau matelas n'a en rien été différente des autres nuits: mêmes réveils innombrables, mêmes rêves de vol, même érection encombrante. Encore un coup de l'industrie du matelas pour pousser les gens à consommer.

Discours d'ailleurs très similaire à celui de l'industrie pharmaceutique, qui essaie de faire croire que les médicaments sont utiles pour guérir d'une maladie.

Ou celui de l'industrie du casque de vélo pour enfant, qui -à force de lobbying acharné- a même réussi à le rendre obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans!

Ou celui de l'industrie du préservatif, qui insiste sans relâche sur le fait que celui-ci est le meilleur moyen de se protéger contre le SIDA, alors qu'il est évident que c'est l'abstinence qui est le seul barrage contre cette punition divine. Est-ce que Dieu rêve de me punir pour ne pas croire en lui? Oui. Est-ce que j'ai le SIDA? Non. CQFD.

Ou celui de l'industrie de la mousse à raser, qui veut transformer le visage des hommes en tronches de pets, et le sexe des femmes en sexe de jeunes filles prépubères, rien que pour vendre son produit.

Ou celui de l'industrie du GPS, qui a fabriqué une génération de fiottes incapables de trouver son chemin, dans un mépris total de la mémoire du Petit Poucet.

Ou celui de l'industrie de l'isolation des habitations, qui a dit que pour faire des économies d'énergie il fallait isoler à fond. Alors qu'en fait il suffit juste de moins chauffer et de plus se couvrir. Mais ça, ça voulait dire relancer l'industrie du pull en laine, et donc celle du mouton. Or -on le sait bien- les relations ont toujours été conflictuelles entre les entrepreneurs de l'isolation et les moutons.

Ou celui des hommes et femmes politiques, qui disent que voter (pour eux) est important pour exprimer son point de vue sur la vie et la politique (en donnant à tout ça un nom qui est censé impressionner: la démocratie).

Out of this worldDégoûtés par ces méthodes de crapules, la plupart des moutons vivent repliés en Écosse, où je me rends moi-même régulièrement afin de m'entretenir avec eux sur l'état du monde (autour de quelques scotch whiskies... oui, parce que en revanche dans l'industrie du whisky, il n'y a que des gentlemen).

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30 décembre 2016

Shout out

Parce qu'à part chez les fans de Céline Dion, tout le monde n'a pas la chance d'avoir un être vivant préféré, et que pour d'autres c'est juste compliqué de désigner ainsi quelqu'un de "préféré" sans ressentir une certaine pression et/ou une certaine culpabilité (cf. "Le Choix de Sophie"... mais même sans la proximité de nazis, il y a des situations délicates), je profite d'être à la fois totalement libre et absolument certain de moi pour dédier ce post à mon être vivant préféré: V*****e. MERCI à elle.

ValNon, vous n'en saurez pas plus. Ça va déjà bien au-delà de ce que j'ai pu révèler sur son identité jusque là.

ps: mais -quand même- imaginez un peu la personne qu'il faut être et le degré de sophistication humaine qu'il faut atteindre pour être ma personne préférée à moi, François CANN, être le plus extraordinaire que je connaisse personnellement!

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Unfiltered, No advisory

Je ne filtre pas l'accès à ce blog. Je poste les liens sur ma page Facebook, qui elle-même est ouverte à tous (pas besoin d'être mon ami), et sur laquelle d'ailleurs j'écris quotidiennement des micro-posts d'inspiration LPQG (c'est un état d'esprit permanent), mais trop courts pour mériter d'être écrit ici, sur le blog. Bref, il n'y a rien de privé dans ce que je fais ici. Vous trouverez en revanche ce qui est privé sur le disque dur de mon ordinateur dans le dossier appelé "Reconstitutions historiques, travestissements et cris d'animaux".

C'est même l'inverse, le but est de rendre public des trucs que je ne vois personne d'autre rendre public (même si la démarche première reste bien entendu de penser à des trucs auxquels personne ne pense, ça va sans dire). Parce que tout en ne cherchant absolument pas la célébrité, je me considère -presque- comme un label, une marque, dépassant largement ma simple identité civile. Mieux, d'un certain côté je considère que ce que je montre et dis ici (qui n'est ni plus ni moins que ma vie de tous les jours) peut recevoir le même type d'exposition qu'une oeuvre d'art. Oui oui.
Ce n'est donc pas une question de pudeur (la pudeur apparaît à l'érection; parce qu'on sait qu'à ce moment là on ne réfléchit pas tout à fait comme d'habitude. Ça a ceci en commun avec le whisky.), mais une question de nature et de dimension. Je vis dans une autre dimension.
Et c'est pour ça par exemple que si -comme cela est déjà arrivé- mes supérieurs hiérarchiques du boulot lisent ce que je raconte, et voient ma bite, et bien c'est très bien. C'est même mieux. Comme ça il n'y a pas d'ambiguité: le François qui bosse de telle manière (quel que soit ce qu'on en pense) à La Poste, et bien c'est le même François anarcho-cynique qui montre sa bite ici. C'est la même démarche, c'est la même rigueur et c'est la même volonté (avec la notion de contrat en plus au boulot, je n'y reviens pas).

Mais ce qu'il faut noter, c'est que ce sont parfois les autres qui "filtrent" qui doit/peut avoir accès à ce que je raconte et qui ne doit pas l'avoir. Les mecs (les filles) se marrent, mais se disent "non, ce sera trop pour tata Brigitte". Ok. Ça relève de leur responsabilité; mais je n'ai rien à voir là-dedans.

Unchillfiltered

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20 décembre 2016

The best Christmas have no Christ

Je suis toujours surpris lorsque j'entends des gens exprimer une certaine appréhension à l'idée de devoir passer les fêtes de fin d'année en famille. Des sujets tabous, des jalousies, des divergences de points de vue politiques, tout semble bon pour créer de la tension et des quiproquos à bon compte.

Alors que chez moi, rien de tout ça: qu'il s'agisse des valeurs plus que discutables (basées sur la confiance, l'écoute et la perte des téléphones portables) inculquées à mes nièces par mon beau-frère (un pauvre bougre, bien que grand et doté d'un pouvoir d'achat certain) et ma soeur, les prix exorbitants des objets que cette dernière essaie de refourguer dans son commerce de bobos, la passion de mon frère pour la drogue, le chômage et la vie aux crochets de mes parents, l'attachement de mon père au massif du Queyras et à la doctrine ultra-libérale, la nostalgie de ma mère pour la Russie soviétique et les Procès de Moscou de la fin des années 30 ou encore mon statut d'enfant préféré (car le plus intelligent des trois) et mon avant-gardisme moral, aucun de ces sujets n'est de nature à rompre l'harmonie régnant autour de la table le 24 ou le 25 décembre. Et c'est comme ça depuis toujours.

Alors, évidemment, tout ceci n'est rendu possible que par l'absence -plébiscitée par tous- de crèche au pied du sapin. Balancez un catholique ayant ne serait-ce que le début d'une des caractéristiques sus-citées au milieu de tout ça, et le mec se fait écharper comme un bitérrois...

sapinEt encore, si ça ne tenait qu'à moi, ce serait sapin brut. Mais bon, je suis le plus sage d'entre nous; à moi de prendre sur moi.

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19 décembre 2016

I don't feel different. I am.

Une des raisons pour lesquelles personne ne cherche à débattre avec moi, c'est que je coupe l'herbe sous le pied de tout le monde bien avant que quiconque ait eu le temps de formuler la moindre réserve.

On ne peut par exemple pas me faire le reproche que ce que je raconte n'est parfois "pas très démocratique", puis que l'attachement à la démocratie n'est en aucun cas quelque chose que je revendique. On ne peut pas non-plus chercher à démonter mon raisonnement par la logique, ou le pragmatisme, puisque justement je fais le choix de raisonner par l'absurde et l'absolu (de façon volontaire, et annoncée). Enfin, on ne peux pas chercher à me faire chanter en menaçant de rendre public des photos compromettantes puisque je diffuse moi-même des photos de moi tout nu grâce auxquelles chacun peut se rincer l'oeil comme bon lui semble. Quant à mes moeurs, d'une façon plus générale, les choses ont toujours été claires: je suis François, je suis un gros dégoûtant (mais qui ne baise pas).


Et quand en plus on sait que mon exceptionnalité est documentée et ne relève en aucun cas du simple ressenti personnel, on se rend bien compte alors que je n'offre absolument aucun angle d'attaque.

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C'est d'ailleurs bien simple, il n'y a guère que mon être vivant préféré -car lui-même totalement exceptionnel et unique- qui s'aventure (et parvient) à me déstabiliser. Et c'est notamment pour ça que je l'aime! Hmm, mon être vivant préféré est une fille... Ça m'a fait bizarre d'écrire toute cette phrase au masculin. J'suis pas un putain de pédé hein, faudrait pas que les gens croient!

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11 décembre 2016

You are not THAT important

Les "injonctions" que la société formulerait à l'endroit des uns et des autres sur la manière dont il faut vivre sa vie, je suis plus que moyennement convaincu de leur existence -ou du moins, de leur force- en France, en 2016. Je pense qu'il faut déjà être enclin à se conformer à celles-ci pour ne serait-ce que les reconnaître et les identifier. Ce qui veut dire que, selon moi, ces injonctions naissent au moins autant dans la tête de celui ou celle qui se sent en être l'objet qu'elles n'émanent d'une autorité normative collective.
C'est un peu comme les "victimes": bon nombre des personnes qui se font attaquer le sont avant tout parce qu'il est quasiment écrit sur leur tronche "allez-y, attaquez moi". La fameuse tête de victime. Il n'y a que dans Game Of Thrones et dans Vikings que des mecs à l'air patibulaire se font attaquer.

Attention, je ne dis pas que la masse n'a pas une tendance à formuler -de fait- une norme. Mais encore une fois, je dis que nous restons tous des individus a priori différenciés et unique, et qu'il ne tient généralement qu'à nous d'être celui ou celle que l'on veut être. Et que les contraintes que certains peuvent ressentir relèvent en premier lieu de leurs propres caractéristiques psychologiques avant d'être une pression sociale organisée et maligne. Individuellement, on est bien trop peu important pour que la "société" en ait quoi que ce soit à foutre de nous.

Évidemment, tout ce que je raconte là ne s'applique pas à la sphère professionnelle. Au boulot, il y a un contrat entre différentes parties. Ce qui rompt l'égalité, et implique une hiérarchie. Mais en dehors du boulot, moi je n'ai de contrat avec personne: je n'ai pas demandé à être là, j'y suis et je ne dois rien à personne. Point. Le reste n'est qu'information.

peugeot expertDes injonctions -à part celles de mon père m'incitant avec force à faire tourner le système bancaire et les montages financiers d'évasion fiscale en empruntant de l'argent pour m'acheter un fourgon- je n'en ressens absolument aucune.

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